28.04.2006
Libération : Une sorte d'observatoire autoproclamé du respect de la parité
Ségolène Royal n'est pas a priori la candidate des femmes du PS. Telle devrait être la première prise de position de la toute jeune association Rebelles, sorte d'observatoire autoproclamé du respect de la parité au sein du PS. Ses trois animatrices, l'élue francilienne Michèle Sabban, la députée de Paris Annick Lepetit et la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, en font une démonstration par l'absurde. (...)

Le trio refuse d'y voir une grenade anti-Ségo : «Il y en a assez. Si un mec la critique, il est machiste ; si c'est une nana, elle est jalouse.» Michèle Sabban préfère évoquer la nécessaire lutte contre le «syndrome de la reine abeille», défini comme la «tendance à empêcher l'émergence des femmes en général pour accroître la visibilité de l'une d'elles». Sous-entendu : François Hollande ne doit pas se croire quitte vis-à-vis des femmes PS sous prétexte que sa compagne veut soumettre sa candidature aux suffrages des militants.
Surtout, les Rebelles digèrent mal la méthode Royal : «Au lieu de s'inscrire dans une démarche et un projet collectifs, elle contourne le parti. Elle joue très perso. Du coup, qu'elle se pose en gardienne du temple sur tous les sujets, c'est un peu fort de café.» Anne Hidalgo corrige : «Le problème n'est pas Ségolène Royal. Je suis réfractaire à l'hyperpersonnalisation de la vie politique. C'est la démocratie qu'on étouffe. Notre combat, c'est la parité.»
http://www.liberation.fr/page.php?Article=375865
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